Tout sur le web en 2014

Info internet 2014 We Are Social Singapore a cumulé des statistiques sur l’utilisation d’internet et des réseaux dans le monde. Si les Nations Unies prévoyaient 2.7 milliards d’internautes en 2014, les sources de We Are Social font état de 2.4 milliards de personnes connectées à internet.

Le taux de pénétration global d’internet est de 35 % et celui des réseaux sociaux est de 26 %. L’Europe de l’Ouest représente actuellement 13 % de la population d’internaute mondiale et 10 % des utilisateurs des réseaux sociaux. Le taux de pénétration d’internet y est le plus élevé (78 %), après celui des Etats-Unis. Le taux de pénétration des réseaux sociaux dans la région est de 44 %, ce qui est également moins élevé qu’aux Etats-Unis. En France, on compterait actuellement 54 millions d’internautes, soit un taux de pénétration de 83 %. Et 28 millions de français sont actifs sur Facebook.

Après Facebook et ses 1.184 milliards utilisateurs actifs, on trouve différentes plateformes comme la messagerie chinoise QQ qui en compte 816 millions, suivi de QZONE, avec 632 millions d’utilisateurs et WhatsApp (400 millions d’utilisateurs actifs).

Faîtes vos jeux

jeu et communicationQue cela soit pour soutenir une bonne cause, motiver des collaborateurs  ou recruter des membres pour sa communauté, la gamification (ou ludification en français) est en vogue. Une étude menée par Gartner prévoit que 70 %  des 2000 plus grandes entreprises mondiales utiliseront les jeux dans leur stratégie d’ici 2014.

La gamification permet de toucher de façon efficace votre audience quel que soit son âge et de créer de l’engagement auprès de cette dernière. Les concepts de gamification ont l’avantage de créer de la rétention (un joueur est captivé en moyenne 10 à 15 minutes par jeu) et de générer un effet viral via les différentes interactions entre le joueur et ses amis sur les réseaux sociaux. Les applications Facebook sont un des moyens les plus simples pour les marques pour utiliser les mécanismes de gamification dans leur dispositif de communication.L’essentiel est de bien réfléchir au message que l’on souhaite faire passer tout en choisissant la mécanique de jeu la plus efficace en fonction du message que l’on veut véhiculer. Une organisation humanitaire comme la Croix Rouge a tout avantage de développer un Serious Game qui invite les participants à s’interroger sur leurs actions.

La gamification fait partie d’un dispositif ; les autres composantes du mix-marketing digital tels que l’emailing, l’achat média et le référencement payant viennent compléter le dispositif

Typologie des jeux

Notoriété : Les applications simples comme les quiz et les tirages au sort sont d’excellents moyens de développer une communauté.

Engagement : Les internautes sont entrainés dans une boucle d’interactions plus impliquante qui les poussent à aller plus loin dans leur relation avec la marque. Les enquêtes de satisfaction, les concours photo sont des applications destinées aux communautés plus établies.

Conversion : Il est possible d’inciter à l’achat grâce aux concours débouchant sur un coupon (tirage au sort ou instant gagnant permettant de récompenser les participants avec des offres promotionnelles et des réductions à l’issu du jeu). L’organisation d’un jeu de piste permet aussi de générer du trafic qualifié en magasin.

Fidélisation : Maintenir une communication sur les réseaux sociaux et organiser des animations régulières sontdes  clés pour favoriser la préférence de marque et la recommandations : test de connaissance, test de personnalité, jeu de réflexe ou encore mot à deviner.

Réseaux sociaux et vie réelle

Reseaux sociaux  L’étude de Pew Research Center publiée au début de juin bat en brèche l’idée reçue que les réseaux sociaux isolent les personnes dans la vie réelle. Au contraire, les personnes qui utilisent des sites comme Facebook ont en fait des relations sociales plus développées et sont plus impliqués dans des activités civiques et politiques.

Plus on fréquente Facebook, plus on fait confiance aux autres

Les sociologues du Pew Research Center ont interrogé 2.255 adultes sur leur utilisation de réseaux sociaux comme Facebook, MySpace, LinkedIn et Twitter. Elle indique aussi que plus on fréquente Facebook, plus on fait confiance aux autres, un critère retenu par les chercheurs pour mesurer les relations sociales dans la vie réelle. L’enquête souligne également que les utilisateurs de Facebook se sont davantage impliqués dans les élections américaines de mi-mandat, en novembre dernier. Ils sont deux fois et demi plus nombreux que les autres à avoir participé à une réunion politique, 43% plus nombreux à avoir dit qu’ils iraient voter.

Pas plus de 300 amis

Ces résultats sont à mettre en perspective avec une  autre étude d’une équipe d’informaticiens et de mathématiciens de l’université de l’Indiana publiée en 2011. En analysant les comptes twitter de plus de 3 millions d’utilisateurs, cette étude  a déterminé  qu’une personne dépasse très rarement les « 300 « amis ». Un nombre qui concorde aux travaux de l’anthropologue Robin Dunbar. Au début des années 1990, alors qu’il étudiait l’organisation sociale chez les primates, Robin Dunbar avait théorisé que la taille de leur néocortex induisait une limite au nombre d’individus composant un groupe « efficace ». En extrapolant ses données pour les appliquer aux humains, il était parvenu à la conclusion qu’au-delà de 150 individus, le temps et les capacités intellectuelles mobilisées pour entretenir des relations sociales devenait trop important pour maintenir la cohésion du groupe.

Des résultats en partie corroborés par la recherche ethnographique, sociologique et historique, selon Dunbar : les villages du néolithique, tout comme les unités de l’armée romaine, se composaient de 150 personnes. Au-delà de ce nombre, estime l’anthropologue, le temps dévolu par chaque individu à l’entretien des relations sociales devient trop important, et perturbe l’organisation du groupe.

Cependant Robin Dunbar, le chiffre de 150 personnes est soumis à caution : dérivé d’observations empiriques sur des primates, il ne s’appuie pas sur des observations à grande échelle de populations humaines. D’autres chercheurs, et notamment Russell Bernard et Peter Killworth, sont arrivés à des chiffres proches de 300 en s’appuyant sur d’autres types d’observations.

Les conclusions d’une étude menée par une équipe d’informaticiens et de mathématiciens de l’université de l’Indiana tendent à donner raison à M. Dunbar. En croisant les données mises à disposition par le réseau social Twitter, l’équipe est parvenue à la conclusion que la limite du réseau d’une personne se situait entre 100 et 200 relations. Pour parvenir à ce résultat, l’équipe a modélisé le nombre d’échanges entre les membres du réseau social et leur réciprocité pour tenter d’isoler l’existence de liens privilégiés entre deux personnes.

Sur Twitter, un utilisateur voit typiquement son nombre de « followers », ou personnes qui le suivent, croître avec le temps. Mais le nombre de relations réciproques – avec échanges de messages dans les deux sens – « sature entre 200 et 300, même lorsque le nombre de connexions entrantes [les followers auxquels l’utilisateur ne répond pas] continue d’augmenter », note l’équipe. « Au-delà de ce point, l’utilisateur peut répondre à de nouvelles sollicitations, mais à un rythme beaucoup plus faible ».

Mais avant même d’atteindre ce point de saturation, le modèle de l’université de l’Indiana montre l’existence d’un plateau, entre 150 et 200 contacts, au-delà duquel « l’augmentation du nombre de contacts fait qu’un individu ne peut plus accorder autant d’attention à chaque contact qu’auparavant ». Un chiffre à rapprocher du nombre « d’amis » moyen d’un utilisateur de Facebook, qui est de 130, suggérant que la constante de Dunbar serait supérieure à 130.

Faute de temps, et de capacité à accorder son attention à un trop grand nombre de sollicitations, un utilisateur de réseau social ne peut donc maintenir des relations « de qualité » qu’avec un nombre de personnes inférieur à 200. Ces résultats « tendent à confirmer l’hypothèse de Dunbar, selon laquelle il existe une limite biologique au nombre de relations sociales », notent les chercheurs, pour qui les réseaux sociaux facilitent certes les rapports humains, mais ne changent pas fondamentalement les limites inscrites en chacun de nous. « Les sites de microblogging comme les autres outils de communication en ligne sont comparables à une calculatrice : un outil qui nous fait gagner du temps pour effectuer des calculs simples, mais n’améliore pas nos capacités à l’abstraction mathématique ».

Baromètre de la communication d’entreprise 2013

Démultiplication des acteurs et des messages

Pour les responsables de la communication, la principale menace vient de la prolifération des parties prenantes. C’est là le premier enseignement de la 7e édition du baromètre sur la communication d’entreprise réalisé par Harris Interactive pour l’Union des annonceurs (UDA). Par le passé, leurs principaux interlocuteurs des responsables communication  étaient les journalistes et les équipes en interne. Ils travaillaient dans un cadre plus serein avec des horaires de bouclage et des porte-parole identifiés. Aujourd’hui, avec l’essor du numérique, des réseaux sociaux et de la communication conversationnelle, ils doivent s’adresser aux consommateurs, aux organisations non gouvernementales (ONG), aux pouvoirs publics…

60% des répondants disent clairement trouver «plutôt difficile» voire «très difficile» la maîtrise des messages. Les exemples ne manquent pas, de la vidéo sur les propos antisémites de John Galliano, qui a fait trembler la maison Dior, aux messages détournés sur Total, à la suite de la marée noire de l’Erika («Partenaire officiel de la fin du monde»), ou sur Findus concernant le scandale de la viande de cheval («Chez Findus nous sommes très à cheval sur la qualité et la provenance de nos ingrédients», slogan imaginé par l’agence Rosbeef).

Réseaux sociaux et vidéos

Parmi les entreprises ayant répondu à l’étude, 6 sur 10 ont une page Facebook. Et seule la moitié dispose d’un ou de plusieurs comptes Twitter. Des scores pas si mauvais toutefois, selon Dominique Candellier, qui confie que les entreprises avancent progressivement et prudemment sur ces sujets. D’autant plus que les budgets moyens alloués à la communication corporate continuent de décroître. Ils sont passés de 2,9 millions à 2,5 millions d’euros entre 2007 et 2013.

Face à ces coupes budgétaires, les vidéos portées par le Web ont réalisé une très belle percée (74% des personnes interrogées y recourent, +18 points entre 2007 et 2013). Souvent abordés sur un mode ludique, ces vidéos sont aussi un moyen de mobiliser l’interne,  elles complètent des médias plus traditionnels. Ainsi, 85% des entreprises ont mis en place un intranet et 57% ont une newsletter interne.

Plaidoyer pour une communication responsable

Le développement durable reste une valeur qui monte. 80% des responsables de la communication dans l’étude  que la communication responsable fait partie de leur démarche de RSE (responsabilité sociale des entreprises). Le respect de l’environnement apparaît aussi comme prioritaire (diminution de l’impact des activités, incitation aux comportements responsables, économies d’énergie, recyclage…). Les thèmes sociaux, les conditions de travail, la parité ou encore la diversité, arrivent juste après. Sans surprise, ce sont les entreprises privées et celles supérieures à 5 000 salariés qui sont les plus impliquées dans les politiques de développement durable ou de RSE (respectivement 87% et 93%).