La communication sensible se dévoile

Le domaine de la communication sensible fait l’objet d’études croissantes.  Quatre composantes forment son ossature :  la communication de crise , la communication sur les risques (sanitaires comme la grippe H1N1, technique, alimentaire), la communication d’acceptabilité (accompagnement de projets ayant un impact sur un territoire comme une autoroute, un établissement pénitentiaire) et la communication sur des sujets sensibles (accompagnement sur l’acceptabilité sociale sur des sujets contestés comme le nucléaire).

Pour en savoir plus sur la communication sur des sujets sensibles

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Communication high tech

Dans les produits de haute technologie, le rythme de changement évolue rapidement. Le cycle de vie est ainsi estimé entre 3 et 5 ans, contre 5 à 10 ans pour les produits industriels et demande de forts investissements.L’innovation de rupture est une composante essentielle ; la technologie crée le marché pour ce type de produits. Les frontières du marché de référence sont  floues car l’innovation technologique peut venir d’horizons différents. L’innovation va se nicher  dans les sphères les plus complexes et les plus incertaines des technologies dites de « pointe ».

Promouvoir, valoriser et créer une image mythique

L’action de communiquer sur les produits de haute technologie va devoir répondre à trois problématiques : promouvoir l’image technique, en valorisant les compétences et l’expertise, l’image de marque, associée à la démarche commerciale et l’image mythique qui illustre le succès de l’entreprise. A cela, il faut contextualiser cette communication de haute technologie. Si le progrès technique était un des mythes moteurs de nos sociétés, il a perdu de son panache dans les méandres des difficultés quotidienne  d’une crise économique et dans un environnement pouvant être considéré comme saturé de produits high tech.

Pour autant, la technique structure nos modes de pensée et la pensée humaine. Régis Debray avait dans les années soixante-dix mis en avant la démarche médiologique. Elle entend surmonter l’opposition habituelle entre technique et culture, en s’intéressant à la transmission. Comment une idée prend-elle corps et dure-t-elle dans le temps long ? Comment l’apparition d’une technique (moyen de transport, moyen d’écriture ou d’enregistrement) modifie-t-elle durablement les mentalités, les visions du monde, le rapport à l’espace ou au temps, les comportements d’un groupe humain ? Mais aussi quelle est l’influence d’une culture sur l’adoption et l’adaptation d’une nouvelle technique  ?

Haute technologie et usage

L’usage, c’est à dire la capacité des hommes à maitriser et accepter la technique  semple prendre le pas depuis deux décennies dans le succès des produits de pointe. Alors que ces produits s’adressaient à un public précis, la vie ou la mort  des nouvelles technologies, sont largement décidées par les « usagers », les consommateurs.  Si google fonctionne, si les netbook et tablettes, téléphones portables envahissent la planète consommation c’est que  les usagers/consommateurs ont trouvé ces technologies intéressante et utile dans leur quotidien.

Communication high tech sensible

La transmission de savoir est au cœur de la communication des produits de pointe. La démocratisation de l’accès aux technologies, la vulgarisation de leur usage guident l’architecture stratégique de leur communication. La stratégie doit s’appuyer sur une démarche classique de communication institutionnelle (toute action visant  à promouvoir l’image de l’entreprise) et également sur la communication sensible.

Nouveau champ de recherche exploré, la communication sensible recouvre la communication de crise , la communication sur les risques (sanitaires comme la grippe H1N1, technique, alimentaire), la communication d’acceptabilité (accompagnement de projets ayant un impact sur un territoire comme une autoroute, un établissement pénitentiaire) et la communication sur des sujets sensibles (accompagnement sur l’acceptabilité sociale sur des sujets contestés comme le nucléaire).

La gestion de l’innovation implique une gestion du risque résolue (en partie) par une politique de communication de crise. La communication d’acceptabilité territoriale et sociétale complète le dispositif.

Un processus long mais indispensable qu’Albert Einstein résume en une phrase « une découverte se définit comme un accident qui rencontre un esprit bien préparé ».